Que faire ?
Vous avez trouvé un animal qui vous semble blessé ou en détresse...
Vous pouvez vous adresser à ces organismes qui vous donneront les bons conseils. Il est important d'identifier le plus précisément possible l'espèce de l'animal afin d'adapter les soins et les modes de transport. Vous pouvez alors prendre une photo et l'envoyer à une structure de soins (ou à une association naturaliste en attendant d'avoir une réponse des centres de soins).
En Ile-de-France :
Hérissons exclusivement : Mille Piquants (Ballancourt-sur-Essonne, 91) / Alliance Hérissons
Chauves-souris : SOS chauves-souris Ile-de-France
Rapaces : Centre UFCS de Rambouillet (Espace Rambouillet, 78) ; tél : 01 34 84 00 47 ou bien 07 66 37 33 15
Autres oiseaux et petits mammifères : École nationale vétérinaire de Maison-Alfort (94); contact@faune-alfort.org / tél : 01 43 96 70 20
Grands mammifères : OFB à Aufargis ; tél : 01 30 46 60 00
Autres centres de soins en France : UFCS
Si vous souhaitez aider ces structures, pous pouvez faire des dons ou leur proposer du bénévolat (soins, convoyage...).
Attention, avant de déplacer un animal sauvage : la plupart des espèces est protégée ou soumise à une autre réglementtion. Aussi le transport (et parfois même la manipulation) d'un animal sauvage peut être puni par la loi.
Afin de vous prémunir de toute contravention, il est important de prévenir une structure avant tout transport (qu'il soit pédestre, cycliste ou motorisé). Si vous avez contacté un centre de soins, pensez à prendre sur vous ses coordonnées. A défaut, vous pouvez contacter, AVANT le transport, l'OFB (01-30-46-60-00) ou la gendarmerie en leur expliquant que vous transportez un animal blessé vers un site de soins. Si vous êtes contrôlé lors du transport, par la police ou la gendarmerie ou autre structure habilitée, la trace de votre appel pourra être retrouvée et vous ne serez pas inquiété.
Voici ci-dessous quelques conseils, à adapter à l'animal !
ATTENTION en période de grippe aviaire, manipuler les oiseaux (vivants ou morts) est déconseillé.
Dans tous les cas, porter un masque peut être utile.
1) S'assurer que l'animal est vraiment blessé ou en détresse,
certains jeunes en particulier semblent "abandonnés" mais sont en réalité toujours surveillés et nourris par leurs parents. La meilleure chose à faire est très souvent de laisser le jeune sur place, ou éventuellement de le déplacer de quelques mètres s'il est en zone dangereuse (au sol dans un secteur fréquenté par les chiens, en bordure de route, etc.). Placez l'animal sur une branche basse, sous un fourré... selon l'espèce.
Dans le doute, laissez-le tranquille et revenez voir plus tard s'il est toujours là. Vous pouvez éventuellement observer ce qui passe de loin avec des jumelles ou depuis votre voiture / maison.
Contrairement aux idées reçues, dans la plupart des cas (notamment chez les oiseaux), les parents reconnaîtront leur jeune même si vous l'avez manipulé (grâce à sa voix, à son odeur qui persiste...). Un jeune n'est pas "condamné" si vous avez été obligé de le toucher pour le mettre en sécurité. Mieux vaut qu'il "pue l'humain" quelque temps que de le priver de liberté.
Pour le déplacer, voir ci-dessous si l'animal peut se défendre violemment. Si possible portez des gants ou tenez-le dans un tissu.
S'il s'agit d'un oisillon tombé du nid, qui n'a encore pas de plumes développées aux ailes, on peut tenter de le remettre dans le nid ou bien, si le nid n'est pas accessible, de le placer dans une caisse ouverte près du nid et à l'ombre pour que les parents viennent le nourrir.
Si l'animal ne semble pas être un jeune et qu'il ne fuit pas, il y a davantage de risques qu'il soit réellement blessé ou malade.
2) Préparer la capture et la contention : attention aux crocs, griffes, becs... qui ne sont bien sûr pas désinfectés, notamment chez les rapaces ! Même les mignonnes boules de plumes ont marché dans des restes de cadavres ou leurs fientes. Nettoyez-vous bien les mains après manipulation.
Tout stress supplémentaire augmente le risque de décès ou de blessure ajoutée, pensez d'abord aux bénéfices et aux risques de la capture pour l'animal, pas à votre propre intérêt ou envie de le toucher ou de faire des photos...
Plutôt que de courir après un animal, de le stresser encore davantage, voire de lui marcher dessus, mieux vaut préparer son plan de capture. Ce sera plus simple si vous êtes à plusieurs... Vous pourrez l'encadrer et prévenir une fuite. Regardez bien avant par où l'animal pourrait partir et devenir inaccessible (passage sous un grillage, saut dans l'eau, refuge sous un buisson épineux...).
Utilisez un tissu assez grand (petite couverture, blouson...) et si possible des gants, si l'animal à des "armes". Même des espèces peu agressives peuvent se rebeller violemment quand on tente de les capturer... L'animal voit un être inconnu et imposant arriver, qui va sûrement le manger... il n'a plus rien à perdre et se défend !
Pour un oiseau, bloquez les ailes en les repliant contre le corps et prenez garde aux pattes et au bec. Attention également dans le cas d'un jeune blessé, les parents entendant ses cris de détresse peuvent venir à son secours... Porter un casque pour les espèces imposantes peut aider...
Quel que soit l'âge, ne manipulez pas l'animal outre mesure. Si vous en avez l'habitude, vous pouvez regarder les ailes / les pattes pour voir si une blessure est apparente, cela pourra aider l'organisme de soins pour ses conseils et diriger l'animal à son arrivée. Sinon, placez-le immédiatement dans la caisse qui servira à le transporter.
Pour la contention et le transport, de manière quasi-universelle, les cartons qui ferment sont les plus adaptés, que ce soit pour des oiseaux, des mammières ou des reptiles.
Vous y percerez des trous sur les parois latérales AVANT d'y placer l'animal, suffisamment grands et nombreux pour permettre l'aération (par exemple avec un stylo), de préférence assez hauts (l'animal verra moins au dehors.
Vous pouvez placer un revêtement au fond pour absorber les salissures et éviter que l'animal ne se souille trop dans ses déjections : papier journal (pas de papier glacé, inefficace), papier kraft... A défaut un vieux torchon (il sera à jeter ensuite). Evitez le papier essuie-tout qui a tendance à se déchirer. La paille ou le foin peuvent faire l'affaire, si l'animal ne risque pas de s'étrangler avec les fibres.
Le carton a l'avantage d'être opaque, donc il isole visuellement l'animal de l'extérieur et diminue le stress de la contention. Placé à l'obscurité, l'animal se calme, et il ne voit pas les mouvements autour de lui. De plus, les parois pleines évitent que l'animal se blesse en cherchant à s'échapper.
Dans les rares cas où on a affaire à un animal qui pourrait s'échapper d'un carton (rongeurs, certains oiseaux au bec outil développé...), les caisses en plastique non hermétiques et recouvertes d'un tissu peuvent être utlisées. Soyez plus malin que votre protégé !
NE PAS UTILISER DE CAGE ! L'animal risque d'essayer de fuir en se jettant sur les barreaux et de se blesser encore plus. Si vous n'avez pas de carton, une caisse en osier au fond recouvert de carton, tissu, journal, etc peut faire l'affaire. On peut la mettre dans l'obscurité en posant un tissu dessus (pensez à garder des trous pour l'aération.
Lavez-vous les mains après tout contact avec l'animal ou le carton.
3) Du calme ! Même s'il est tentant de photographier, de toucher, de montrer l'animal sauvage, il faut y résister ! Prenez une ou plusieurs photos au début pour vous permettre d'identifier si besoin l'animal et ensuite laissez-le tranquille dans son carton, c'est le meilleur moyen de lui permettre d'être ensuite soigné dans de bonnes conditions. Dans certains cas, vous pourrez prodiguer les premiers soins aux animaux, selon les conseils donnés par les structures compétentes.
Si vous ne l'emmenez pas immédiatement en soins, placez le carton dans une pièce tranquille. Il faudra parfois rafraîchir ou au contraire réchauffer l'animal, sinon, une pièce tempérée est le mieux.
Si vous l'avez déjà fait et selon les conseils qu'on vous a donné, vous pouvez éventuellement donner à boire à l'animal, plus rarement le nourrir. Ne jamais forcer un animal à boire/manger sans un bon diagnostic préalable. Pour les oiseaux, vous pouvez amener une paille dont le bout a été trempé dans l'eau (utilisez votre petit doigt pour les oisillons, après vous être lavé et rincé les mains). Déposez la goutte au coin du bec. Si l'oiseau a soif il claquera du bec et l'avalera seul. Ne jamais introduire de pipette d'eau dans le bec d'un oiseau ! En effet, la trachée s'ouvre à la base de la langue, en le forçant à boire ainsi, vous pourriez donc l'étouffer...
4) Préparer le voyage : comme indiqué en début de page, avant de circuler avec l'animal, il faut prévenir une structure compétente (centre de soins, OFB ou à défaut gendarmerie) pour prévenir un contrôle inopiné qui pourrait mal tourner à vos dépends... Pensez à bien caler le carton de transport, par exemple dans le coffre entre des couvertures roulées ou sur le siège arrière bloqué avec la ceinture de sécurité. Dans tous les cas, évitez de circuler en groupe, le calme durant le trajet sera bien plus profitable au malade...
Si vous ne pouvez pas vous déplacer, dites-le à la structure de soins que vous contactez. Parfois un bénévole peut venir chercher l'animal.
5) A l'arrivée au centre de soins, laissez vos coordonnées, vous pourrez ainsi être tenu informé de ce qu'il advient de "votre" animal... Et vous pouvez souvent faire un don à la structure, n'hésitez pas !
Merci pour les animaux sauvages !
Et n'oubliez pas, en période de reproduction, beaucoup de jeunes ne sont pas en détresse ! Menez votre enquête avant de retirer un jeune à sa famille...
Si vous avez des compléments / corrections à cette page, contactez-nous à eron.asso@yahoo.fr

